Rencontre avec Pablo Marcos Garcia, dessinateur
pour Faces de Traits
Comment sont nées toutes ces têtes? Quelle est l’origine de ces travaux?
Ils viennent de la petite école où l’on m’a appris à plier une feuille en deux et à découper l’intérieur. Ça m’est revenu à mes 20 ans, en Afrique. J’ai ensuite embrayé sur la peinture, et depuis peu sur le dessin. Toujours des visages parce que c’est ce qui vient quand j’agite mes mains. Certainement car c’est la plus belle chose au monde.
Vous travaillez au stylo, directement sur la feuille, sans esquisse. Qu’est-ce qui vous guide ?
Ce qui me guide est l’envie de donner quelque chose de bon, car ma personnalité ne me permet pas de donner ce que je voudrais. À défaut de pouvoir appréhender les 11 dimensions pleinement, de détruire tout ce que je déteste et d’aimer tous les gens que je voudrais aimer, je crée.
Travaillez-vous en musique? Si oui, laquelle en particulier?
La musique n’accompagne pas forcément mes dessins et elle est trop vaste pour en désigner une en particulier.
Vous êtes aussi sculpteur et musicien... Avez-vous un moyen d’expression favori ?
De même, je ne peux pas les classer. Si je suis nerveux, je vais suer avec des litres de peinture dans un endroit sordide, si j’ai besoin de calme, je dessine... La musique me donne sûrement plus de plaisir, mais il y a beaucoup plus de paramètres à réunir pour la pratiquer.
Si vous deviez désigner votre ou vos maîtres d’art?
Pessoa, Rumi, Camaron, Satoshi Kon, Scottie Wilson, Vonn Stropp, DJ Kentaro, Chagall, Nick Blinko, Luis Furió Fornes, El Lute, Rammellzee, Van Gogh, Shintarō Katsu, Nug, Diego Rivera, Akay, Ousmane Sow, Ernest Pignon-Ernest, Brian Yuzna, Servovalve, Antonio Saura, Frotte Connard, Asyle, Niki de Saint Phalle...
Et une œuvre phare ?
Teotihuacán
Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
Les égouts, les murs, le papier.